RMC prié de ne pas faire de la pub pour les jeux en ligne
Le ton commence à monter. En effet, bien que la législation française actuelle interdise, pour le moment, la publicité pour les jeux en ligne, les médias, qui sont à la recherche désespérée pour certains de revenus publicitaires n’ont pas hésité depuis quelques semaines à braver la loi. Certes, ils font remarquer que cette loi est tout simplement obsolète d’avance étant donnée qu’elle va changer à partir du 1er janvier 2010. Deuxièmement, il faut aussi prendre en compte l’effet boule de neige. Il a en effet suffi qu’un média fasse le premier pas pour que les autres le suivent. Le Conseil Supérieur de l’Audiovisuel, qui est chargé de veiller notamment au respect de la loi dans les médias, s’est pris trop tard pour sévir. En effet, entre les stations de radio et les quotidiens gratuits, tous s’y sont mis. Sur le site du figaro.fr, depuis plusieurs semaines, une publicité pour Betclic est disponible. Cette publicité est également apparue récemment dans les pages des quotidiens gratuits Direct Matin et Metro France sur le thème « Jouons libre avec Betclic ». Dès décembre 2008, Metro France avait déjà franchi le pas en établissant avec l’entreprise Unibet « un partenariat de communication » sur les paris sportifs et le poker.
Depuis, la machine s’est bien enclenchée et elle semble désormais incontrôle. Le 22 avril dernier, le CSA a d’ailleurs rappelé à l’ordre la station de radio RMC qui, pour se justifier, a tout simplement fait remarquer que ses principaux concurrents, notamment Europe 1, font de même.
La réprimande du CSA portait notamment sur une émission de radio du groupe RMC intitulée « les paris de RMC » qui était diffusée en collaboration avec le groupe de jeux suédois Unibet.
Le CSA a notamment souligné qu’au regard de la législation actuelle sur les jeux, les activités du groupe Unibet sont considérées comme illégales en France.
Il semblerait que le CSA commence à envisager des sanctions, sachant que la plupart des médias se mettent à diffuser de la publicité pour les sites de paris et de jeux en ligne. Cependant, le contexte est tel que les médias, en perte de recettes publicitaires, n’hésitent pas à prendre un tel risque pour ne pas perdre des parts de marché.





