Plainte des casinos français contre les sites de jeu illégaux
Une demi-douzaine de sites de jeux en ligne basés à l’étranger, dont notamment les célèbres Bwin, Unibet et Sportingbet, bien connus des joueurs français, sont cités à comparaître devant le tribunal correctionnel de Paris par les principaux groupes de casinos en France (Les groupes Barrière, Tranchant et Joagroupe). La raison ? Les casinos français accusent ces sites de jeux basés à l’étranger d’exercice illégal de leur activité en France. En ligne de mire, la libéralisation prochaine du marché des jeux et paris en ligne en France. Les casinos français accusent ces sites d’offrir de manière illégale l’accès à leurs plateformes de jeu aux clients français alors que le marché ne doit être ouvert qu’en juin prochain. Les casinos français réclament un euro symbolique de dommages et intérêts mais espèrent surtout que ces sites des jeux en ligne, dont la plupart envisagent de demander une licence d’exploitation en France, soient interdits pendant au moins deux ans d’intervenir sur le marché français. L’objectif des casinos est donc d’éviter que la libéralisation du marché des jeux et paris en ligne ne se transforme en grande déconfiture pour les casinos en dur qui souffrent déjà du contexte économique mondial. Si la France décidait de donner raison aux casinos français, certains pourraient y voir une entrave à la libre circulation des services dans le secteur des jeux d’argent. De leur côté, les plaignants peuvent se targuer de l’arrêt « Santa Casa » qui a justifié l’interdiction faite par le Portugal à Bwin de proposer des jeux de hasard sur internet dans le pays.





